N’hésitez pas à mettre votre grain de sel, à nous éclairer sur des sujets qui vous tiennent à coeur. Envoyez vos contributions à
copil@lists.collectif-riposte-education.fr
Merci d’avance.
***
Les articles et contributions de 2025
et autres sur le système éducatif
***
Le Primaire :
maternelle et élémentaire
Le lycée
Le Supérieur
Les personnels
La violence, comment l’analyser pour la traiter ?
***
***
« La fin programmée des compétences au collège » : une aberration !
09/2025 – « Comment la France peut-elle engager un tel recul en arrière ? » demande Stéphane Germain, principal de collège et auteur en éducation. Il revient dans cet article sur la disparition programmée des compétences au collège qu’impliquent les nouveautés du DNB et ses enjeux.
« A l’heure où, sous l’impulsion des organismes internationaux (UNESCO, OCDE, Parlement européen), l’approche par compétences se généralise dans les systèmes éducatifs, la France rejoint les pays qui engagent leur service public vers une forme de repli national-populiste teinté de technicisme, l’élitisme et d’autoritarisme. Analyse. » Lire ici dans le café pédagogique du 23/09/2025.
***
« L’obsession évaluative a détourné l’école de sa fonction de transmission des connaissances »
1/09/2025 – Le sociologue Bernard Lahire : invite dans le Café Pédagogique du 1/09/2025, à remettre en question le système éducatif :
« Le sociologue, directeur de recherche au CNRS vient de publier Savoir ou périr aux éditions du Seuil. « Savoir ou périr » un titre provocateur ou le rappel nécessaire à l’heure des fausses nouvelles, de l’opinion, de la révolution numérique ? Pour Bernard Lahire, « depuis les origines de l’humanité, le savoir est un des grands moyens d’adaptation à l’environnement ».
Dans son ouvrage, il livre une analyse critique du système éducatif français, un « système de terreur », des programmes surchargés, du pilotage par l’évaluation, du statut de l’erreur, du bachotage, du tri des élèves.
« En ce jour de rentrée pour les 12 millions d’élèves, Bertrand Lahire invite à remettre en question le système éducatif, à identifier des leviers transformateurs, au service du sens propice au bien-être des élèves et des personnels, de la réflexion avec le goût du temps long et du long terme. »
***
La maternelle menacée : retour aux origines pour la sauver. Il y a… deux siècles, Pauline Kergomard
08/2025 – Il faut lire cet article pour connaître les propos passionnants de Pauline Kergomard, la créatrice en 1877, de l’école maternelle qui est en grand danger aujourd’hui. Depuis 2019, en effet, l’obligation scolaire commence à 3 ans pour les tout-petits avec les savoirs soit-disant « fondamentaux » du ministre Gabriel Attal et les évaluations. Il est vrai que la plupart des enfants ces dernières années étaient en maternelle à cet âge mais l’âge légal d’entrer dans la scolarité était 6 ans. D’autres pays comme la Finlande accueillent les enfants plus tard : »La scolarité est obligatoire de l’âge de 7 à 16 ans » -« D’après l’enquête internationale PISA sur les systèmes éducatifs de l’OCDE, la Finlande obtient régulièrement les meilleurs résultats à l’échelle mondiale. » C’est un système éducatif égalitaire et efficace là où la France est la championne des inégalités. Wikipedia
« Ouvrir la classe sur le monde, ce leitmotiv monte en puissance dans une époque marquée par le changement climatique et par les innovations technologiques. Certains enseignants le prennent même au pied de la lettre, tentant des expériences comme celle de l’école en plein air. Mais développer le lien des enfants à leur environnement, n’est-ce pas réactiver les principes des fondateurs de l’école républicaine ? À la fin du XIXᵉ siècle déjà, l’inventrice de la maternelle, Pauline Kergomard, insistait sur les pouvoirs de l’observation et de l’émotion dans les apprentissages des plus jeunes. Et on lui doit d’avoir pensé la pédagogie par le jeu – au même titre, d’ailleurs, que Maria Montessori, pourtant plus connue. » Newsletter de The Conversation France du 29/08/2025
« Inutile de bourrer le crâne des jeunes enfants, il faut passer par le jeu ! » Cette pédagogie surprenante en cette fin de XIXe siècle est portée par Pauline Kergomard, qui va organiser les écoles maternelles françaises pour qu’elles deviennent un lieu d’épanouissement de l’enfant. »
Les écrits de Pauline Kergomard : « En 1877, elle publie « L’Éducation maternelle dans l’école » » Recension en 1886 dans le journal La Lanterne. Retronews, le site de presse de la BNF. 2018
« Pour Pauline Kergomard, il faut apprendre clairement aux enfants, sans saturer leur esprit. Et impliquer les parents dans cette éducation. Elle se positionne notamment sur un sujet récurrent lors de chaque rentrée (y compris au XXIe siècle) : les devoirs à la maison. » Dans cet autre article de The Conversation France de 2018.
C’était en 1886. Pauline Kergomard nous avait donné une maternelle enviée dans le monde entier. Au XXIème siècle, c’est la grande démolition !
*
04/2025 – Café Pédagogique d’avril 2025 par Djéhanne Gani : « Elisabeth Borne : Orienter dès la maternelle ?
E. Borne sur LCP : « Il faut se préparer très jeunes, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont on se projette dans une formation et un métier ».
Rue de Grenelle, malgré le défilé des six ministres, le projet des gouvernements successifs d’Emmanuel Macron reste cohérent : l’école comme un outil de tri social.
« L’Ecole, n’est pas faite pour les pauvres » résume Jean-Paul Delahaye ancien directeur général de l’enseignement scolaire dans un ouvrage publié en 2022. Et ce n’est désormais plus un état des lieux, mais un projet. »
Et si on veut en rire, car l’humour est nécessaire dans ce genre d’affaire, voir notre rubrique Humour et cette vidéo.
***
« Bouger pour mieux apprendre : Comment lutter contre la sédentarité à l’école«
31/08/2025 – Article de The Conversation France – Auteurs : Boris Cheval, professeur associé, École normale supérieure de Rennes, Florent Desplanques, professeur agrégé d’EPS, chargé d’enseignement, École normale supérieure de Rennes, Silvio Maltagliati, Maître de conférence, Université Bretagne Sud (UBS).
Des extraits : « L’école s’est longtemps construite autour d’une dualité entre le corps et l’esprit. Or l’activité physique bénéficie aux performances cognitives, nous dit la recherche, et la sédentarité a des effets néfastes à long terme sur le bien-être des jeunes. Comment changer la donne dans les établissements ? »
- sédentarité = maladies cardio-vasculaires, diabètes, cancers, santé mentale
- France : heures de cours passées assis = une année entière (avec nuitées)d’immobilité – + inégalités sociales et de genre
- « Le mouvement est ainsi souvent perçu comme un obstacle à l’apprentissage, associé à des comportements d’élèves jugés problématiques : « agités », « turbulents », « qui ne tiennent pas en place ». » Les hyperactifs (plus au masculin qu’au féminin d’ailleurs) pullulent, une certaine médecine avec des Diafoirus s’en est mêlée !
- Les bureaux-debout = le choix pour l’élève, du mouvement ou de l’immobilité
Lire sur la page la liste des expérimentations à l’étranger et en France.
Conclusion : « Maintenir les élèves immobiles pour apprendre relève d’un héritage pédagogique dépassé : corps et esprit sont profondément liés, et le mouvement est essentiel non seulement à la santé, mais aussi aux apprentissages. »
Bémol : l’architecture des classes et des établissements serait à revoir, à rénover. Et les enseignant.e.s sont confronté.e.s à des effectifs trop nombreux.
***
Traiter la santé mentale ou poser des portiques ?
11/06/2025 – Blog de Philippe Watrelot sur Mediapart :
« Le drame du collège Françoise Dolto à Nogent dans la Haute Marne réactive les réponses sécuritaires et immédiates. Mais face à une situation complexe, cela ne suffit pas. Un portique ne peut pas détecter les troubles de l’adolescence et les problèmes de santé mentale. » […] « Qualifier les auteurs de ces crimes de « barbares » n’a pas de sens sinon celui de complaire à une partie de la société et s’empêcher d’analyser (comprendre n’est pas excuser, faut-il encore le rappeler) ce qui se joue aujourd’hui dans notre époque malade de la violence. Ce n’est pas non plus en « sanctuarisant » les écoles qu’on parviendra à résoudre un problème multidimensionnel. »
« Dès qu’on se pose un certain nombre de questions, on se rend compte que les réponses simplistes ne fonctionnent pas.
- Pourquoi les jeunes éprouvent-ils le « besoin » d’avoir un couteau dans leur sac ? Les établissements scolaires et leurs abords sont-ils des lieux où il faut se protéger avec ce type d’armes ?
- Pourquoi le harcèlement est-il devenu si vif ?
- Pourquoi le passage à l’acte violent se fait-il de façon si rapide, dès la moindre frustration ?
- Pourquoi nos enfants vont-ils si mal ? Et nous-mêmes allons-nous bien ?
Et si, en plus des caméras de surveillance, on travaillait sur le climat scolaire dans nos établissements ? avec plus d’adultes et plus de formation ? Et si on se disait que les compétences psycho-sociales et notamment l’empathie ou la gestion des émotions et des frustrations, étaient aussi importantes que les fameux « fondamentaux ». Et si, au lieu de portiques inopérants, on donnait des moyens humains pour prévenir et traiter les problèmes de santé mentale ?
Bien sûr, des médecins et des infirmières scolaires et du personnel éducatif en plus, de la formation, c’est moins spectaculaire que des portiques de détection qu’on peut inaugurer ou des contrôles policiers devant lesquels on peut convoquer la presse. »
Philippe Watrelot, ancien professeur de Sciences économiques et sociales, formateur, militant pédagogique, membre de La Riposte Education.
***
Evaluations nationales standardisées : c’est non !
Rentrée 2025

***
On reparle des neurosciences ? Pour en faire la critique, ne pas s’en laisser conter !
25/03/2024 – Retour sur une citation du 25 mars 2024 dans le Monde avec abonnement, de Samah Karaki, neurobiologiste et chercheure franco-libanaise. Docteure (2011) puis post-doc en neurosciences, elle vulgarise dans les médias des sujets liés aux neurosciences. Après le petit livre orange du CP de Jean-Michel Blanquer, en 2019, avec des préconisations fondées sur les neurosciences, de bon ton maintenant dans l’Education nationale, il est bon de lire cette critique des neurosciences de cette neurobiologiste : « On ne peut pas comprendre le traffic routier en ouvrant le capot des voitures, ni le vol des oiseaux en analysant leurs plumes. »
Tous les neurobiologistes ne font pas des neurosciences l’alpha et l’omega des apprentissages
Des extraits de son interview par le SNU-IPP :
- Elle déclare : »Nous ne naissons pas égaux dans notre biologie et dans notre capacité d’appréhender le monde. Nous pouvons naître avec une capacité supérieure à apprendre rapidement, une aisance motrice ou logico-mathématique. L’écueil serait de tirer une ligne directe entre une performance présente avec cette différence innée. Les facteurs environnementaux sont complexes : les circonstances culturelles, environnementales, socio-économiques façonnent de manière écrasante les performances et donc les réussites. Une signature génétique, qui favorise un QI dans une famille de classe socio-économique inférieure, mène à moins de probabilités de réussite que d’être né dans une famille dont le patrimoine génétique ne favoriserait pas un haut QI. Il est difficile de distinguer la part individuelle de la part du contexte dans lequel vivent les individus pour évaluer leurs performances. »
- Les études en psychologie et neurosciences montrent que certaines conditions de vie, comme les conflits, la nourriture, le soutien émotionnel ou la complexité du vocabulaire environnant, qui ne sont pas égales dans la vie de l’enfant sont déterminantes pour les capacités d’apprentissage. Les élèves n’arrivent pas à l’école avec la même capacité d’absorption de connaissances et d’apprentissage. Cela nécessite que le corps enseignant puisse déconstruire l’image qu’il a d’un apprenant ou d’une apprenante parfaite, que la norme à l’école ne soit plus de donner des bonnes réponses et que l’école soit un lieu où l’on apprend à apprendre.
- L’objectif de l’école est de former des citoyens capables de négocier la société ensemble”
- À l’école aussi, on a tendance à célébrer des personnes et à continuer à nourrir cette idée que nous pouvons être des grands gagnants ou des perdants ou des riens. Je refuse de croire que la seule motivation que nous pouvons avoir pour travailler et pour apprendre est celle de gagner dans la compétition sociale. Une fois que nous avons admis qu’il n’y a pas de génie solitaire, on a admis aussi qu’il n’y a pas d’inspiration soudaine et que tout travail de création nécessite de l’expérimentation, dont l’erreur fait partie intégrante. L’erreur, c’est une alarme et un outil d’apprentissage qu’il faut d’ailleurs provoquer et mettre sur la table collective.
- Comment évaluer autrement ?
***
Denis Paget : « Repenser l’ensemble des savoirs ou charger une barque qui prend l’eau de toute part »
Denis Paget, membre du CICUR, ancien membre du Conseil supérieur des programmes, ancien SG du SNES. ancien professeur de lettres modernes.
Il dirige en tant que pilote, depuis sa création en 2024, notre Chantier C. Vers de nouveaux curricula. Le 10/09/2025, il est interviewé dans le Café Pédagogique, sur la question des disciplines et du nouveau socle commun qui date d’avril 2025.
- « En réalité le nouveau socle est une sorte de résumé de toutes les injonctions qui se sont empilées depuis des années » estime Denis Paget sur le socle commun de connaissances, compétences et de culture publié en avril 2025. Il regrette que « chaque discipline se définisse de manière autonome sans que personne n’essaye de penser la cohérence d’ensemble et de fixer des objectifs communs de formation de tous les élèves ». Pour le membre du CICUR, ancien membre du Conseil supérieur des programmes, ancien SG du SNES. ancien professeur de lettres modernes, « tant que l’on ne s’attellera pas à repenser l’ensemble des savoirs, leur cohérence et leur enseignabilité à l’aune des grands enjeux de notre société, on continuera à charger une barque qui prend l’eau de toute part et s’apprête à sombrer… »
- Lire ici.
***
Revenir sur l’affaire de l’enseignement privé avec « Betharram » et le départ de F. Bayrou
Article de Philippe Watrelot, ancien professeur de Sciences économiques et sociales, formateur, militant pédagogique, dans son blog de Mediapart du 25 avril 2025
« Bétharram : penser en sociologue plutôt qu’en procureur
L’« affaire Bétharram » continue à susciter de nombreuses réactions. Ce peut être le déclencheur d’un véritable « metoo scolaire » et d’une vraie réflexion sur l’éducation. Le livre qui sort, « les silences de Bétharram » par sa médiatisation peut y contribuer. Mais pour y parvenir, il me semble qu’il faut bien distinguer les logiques et se garder de deux tentations d’instrumentalisation. […]
« Il y a évidemment une dimension politique qui est liée au fait que François Bayrou est, de fait, concerné par ce dossier. » (Ce qui lui a en définitive coûté son poste de premier ministre).
« Mais il y a une autre dimension qui est sociétale et systémique. Bétharram n’est que le cas le plus visible d’un ensemble d’établissements où les mécanismes sont plus ou moins les mêmes : aveuglement, surdité, culture de la violence et masculiniste, violences sexuelles… Et la question globale est donc de se demander pourquoi « on » n’a rien vu, rien entendu… »
Et selon le rapport qui a été produit après la Commission d’enquête, il n’y a pas que le privé qui soit concerné : « C’est bien une culture de la violence et de la domination qu’il faut questionner et pas seulement un système d’enseignement.
Si l’enseignement privé doit être interpellé c’est d’abord et surtout sur son rôle dans le séparatisme et l’entre-soi et le refus de la mixité sociale qui ne font que renforcer les inégalités sociales.
Mais c’est tout le système éducatif et notre société dans son ensemble qui doit se questionner sur la place donnée aux enfants et aux jeunes. Peut-on fonder une éducation sur la menace, la peur et la violence ? Quelles valeurs voulons nous transmettre ? » Lire ici sur le blog de Philippe Watrelot.
***
Sur Facebook, un jour, un post : Pierre Bourdieu, publié par Philippe Watrelot avec ce commentaire très pertinent, une référence à Philippe Meirieu : « je ne respecte pas les différences, j’en tiens compte »
C’était en 1996. Toujours d’actualité.

Pour continuer sur ce même sujet que soulevait Pierre Bourdieu dans « L’école conservatrice : l’inégalité sociale devant l’école et devant la culture », Revue française de sociologie (voir ci-dessus) :
Parlons de la culture et de la langue arabe deuxième langue la plus parlée en France et langue des élèves « de la diversité » – qui sont selon toutes les études nationales et internationales, les élèves les plus en difficulté, à part quelques exceptions.
La place de la langue arabe en France
Publié le Vendredi 11 juillet 2025 sur France culture.
« Après l’anglais en 2023 et l’espagnol en 2024, la langue arabe – deuxième langue la plus parlée en France – est cette année à l’honneur du Festival d’Avignon. L’occasion de se pencher sur sa place dans la société française et les différentes prises de position autour de son enseignement. »
- Nabil Wakim, journaliste au Monde : « Dans son livre L’Arabe pour tous, Nabil Wakim, journaliste au Monde, témoigne du tabou de la langue arabe en France et du sentiment de honte qui peut en naître : « Quand j’étais enfant, je n’avais pas envie que ma maman me parle arabe dans le bus [ou] à la sortie de l’école, parce que j’avais honte, parce que cette langue pouvait être mal perçue par d’autres. » Il ajoute que la honte a fini par changer de forme : « En grandissant, en devenant journaliste et père, j’ai eu une autre honte, [celle] de ne pas pouvoir transmettre cette langue à mes enfants et de ne pas pouvoir travailler avec cette langue. Parler l’arabe, c’est aussi un avantage dans beaucoup de métiers, y compris quand on est journaliste. J’ai laissé de côté ce qui aurait pu être un avantage dans ma vie, d’abord pour mieux connaître mon histoire, ma famille.«
- Nada Yafi, interprète, diplomate française et ancienne directrice du Centre linguistique de l’Institut du Monde Arabe : « Elle explique l’importance de ne pas confondre langue et religion : « Cet amalgame qui revient souvent sur langue et religion, tout particulièrement concernant la langue arabe. Mais c’est aussi la langue des juifs dans le monde arabe, c’est la langue des chrétiens d’Orient qui célèbrent leur messe en arabe, au Liban par exemple. Et en plus de la fonction liturgique, il y a les fonctions littéraires, véhiculaire, ornementale à travers la calligraphie, ou même musicale. » Lire sur la page de France Culture.
***
« Je sens une vraie perte de sens dans mon métier »
« Professeure de Lettres depuis 20 ans, elle raconte les évolutions de son métier » – Dans un collège d’Ajaccio.
France3 Corse, le15/09/2025.
- « L’incompréhension face à des injonctions paradoxales »
- « C’est impossible, c’est même ridicule »
- « On n’incarne pas une figure d’autorité »
- « Je reste contente de me lever le matin. Si un court instant Vannina Grimaldi-Vican a voulu, comme un grand nombre de ses collègues, changer de métier, l’engagement pour ses élèves et leur formation a fini par rejaillir encore plus fort. Une motivation nourrie, notamment, par les collectifs de travail mis en place au sein de son établissement afin « de trouver des solutions« .
***
Les chefs d’établissement sortent du silence : « Omerta dans l’éducation »
« Ancien principal de collège, Patrice Romain a invité ses collègues à témoigner, en leur garantissant un anonymat propice à libérer la parole : en quelques semaines, il a reçu des centaines de messages confirmant ce qu’il avait lui-même vécu au cours de sa carrière. » Publication de septembre 2023, la situation ne s’est pas améliorée bien au contraire.
« Résumé : Pour la première fois, des principaux de collège et des proviseurs de lycée osent s’exprimer sur la réalité de leur métier. Garants du bon fonctionnement de leur établissement, ils sont trop souvent contraints de se taire face aux dysfonctionnements qu’ils constatent et aux injonctions contradictoires de leur hiérarchie. Leurs missions sont mises à mal et le climat scolaire s’en ressent ; l’équipe éducative, les élèves et leurs parents, personne n’est épargné.
***
