Le 8 mars chaque année, est la journée internationale des luttes des droits des femmes. La France est très en retard dans l’Education nationale sur plusieurs points.
Inégalités touchant les enseignantes
- 9 mars 2026 : le Café pédagogique titre sur les inégalités liées au genre qui touche les enseignantes, les salaires des femmes par rapport au salaire des hommes alors qu’elles sont majoritaires. « 73 % de femmes, 13,6 % de salaire en moins : l’égalité à l’école en question ».
Un projet politique qui aggrave et revendique cette inégalité déjà ancienne
- « Dans un contexte de montée de l’extrême droite, la mobilisation du 8 mars a pris une résonance particulière. La réapparition du slogan « Travail, Famille, Patrie », hérité du régime de Vichy et récemment repris par une candidate de droite, illustre un projet politique qui vise à renvoyer les femmes à l’espace domestique. Dans ce climat, la question de l’égalité reste centrale. Au sein même de l’Éducation nationale, les inégalités héritées tout au long des carrières persistent : écarts salariaux, accès moindre aux heures supplémentaires et aux fonctions les mieux rémunérées. Malgré la forte féminisation des métiers de l’éducation, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes demeure un défi. »
- « AESH : le deuxième métier de l’Éducation nationale, très majoritairement féminin, est précaire. »
- « Face à la reproduction des inégalités et au masculinisme : l’urgence du sursaut éducatif »
Emanciper les élèves, tous genres confondus
Dans le même article, l’auteure, Djéhanne Gani aborde les graves atteintes aux droits fondamentaux des élèves et à l’égalité entre les deux sexes, pour toutes et tous, genres confondus !
- « La généralisation de l’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle (EVARS) constitue ainsi une nécessité démocratique. La mise en œuvre de trois séances annuelles de l’EVARS obligatoires, dès l’école maternelle, doit permettre d’aborder ces questions de manière adaptée à l’âge des élèves
- pour déconstruire les stéréotypes de genre,
- lutter contre les LGBTIphobies
- et enseigner le respect, l’égalité et la notion fondamentale de consentement.«
- Notons encore pour toutes et tous et tous les adultes : alerte ! Menaces sur le Planning Familial !
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Des inégalités de genre dans les études aussi
Dans un autre article du Café pédagogique du 6 mars 2026, Djéhanne Gani aborde la question jamais réglée de la difficulté pour les filles de s’engager dans des études scientifiques : Lire sur la page du Café pédagogique du 6 mars 2026.
- « Malgré les engagements répétés, et énième « plan » dénué de moyens du gouvernement pour renforcer la place des filles dans les filières scientifiques,
- les écarts persistent en terminale générale. Selon une étude publiée le 26 février par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), les choix de spécialités au lycée demeurent fortement marqués par le genre. »
- Déjà en 2025, un énième plan prétendait changer le système : « C’est bien d’essayer d’attirer les filles vers les sciences, ce serait mieux de ne pas en même temps saborder ces dernières », note Clémence Perronnet, sociologue, à propos du plan filles et sciences d’Elisabeth Borne. « Cela ressemble donc à une énième annonce sans aucun moyen ni actions à la mesure du problème ». L’une des auteures de Matheuses -Les filles, avenir des mathématiques revient sur la ségrégation sexuée des filières constatée en France. » En France, notons bien encore !
Recension d’articles par la Riposte Education d’articles sur le sujet
(du Café pédagogique
par Djéhanne Gani)
